coeur de corbeau

Un bar, une bière et ma solitude, je n'aurais pas cru en arriver là, à m'échouer lamentablement au fond ce troquet, à boire. C'est peut-être la présage de ce corbeau mort dans la rue ce matin, ou alors les souvenirs qui me hantent, simplement. Je ne sais pas, je ne sais plus, il est encore tôt si tant que l'on puisse parler d'heure, on dirait que tout c'est arrêté, et pourtant les gens continue de bouger, de boire, de s'amuser, d'être heureux en somme, heureux d'un bonheur relatif qui ne tient que sur l'instant et qu'il faudra bientôt abandonner quand la fête sera finie.
Cherchant à préciser l'impression je me tournais vers l'horloge, en quête d'une réponse, le temps s'était-il bien arrêté ? Et pourtant non, l'aiguille continuait d'égrainer les minutes, irrémédiablement, de ce temps relatif qui n'appartient qu'aux humains et pourtant qui est presque tangible. Etonné de voir les secondes continuer à défiler sur le cadran, je m'aperçu soudain d'un bourdonnement, ou plutôt de plusieurs, peut-être même de centaine, de battements, D'un tempo composé de dizaine de rythmes différents, il n'était pas désagréable.
Cherchant la source de ces bruits, je me rends compte qu'elle n'était pas unique mais qu'elle provenait des clients autour de moi, dans un élan d'imagination insensé je me laissais à croire que s'était leurs c½urs, l'alcool pouvant vous faire accepter pas mal de chose. Puis continuant sur cette inspiration, j'essayais d'écouter mon propre tempo, mon propre c½ur, et là qu'elle ne fut pas pour moi le choc, je posais d'abord ma main sur mon torse et ne sentant rien je cherchais alors mon pouls, je ne le trouvais pas car je n'en avais plus.
Je relevais alors la tête, terrifié, un deuxième choc m'attendait, l'impression du départ n'en étais plus une, tout s'était arrêté autour de moi, même l'horloge. Tout non ce n'était pas vrai, une jeune fille s'approchait lentement de moi. Un seul mot aurait pu la nommer, paradoxe.
Elle était belle, mais d'une beauté qui se voulait presque passée, jeune tant qu'on la qualifier ainsi car sa démarche et son port laissait entrevoir celui d'une reine des temps oubliés. Elle portait une robe à carreaux irlandais dont la simplicité la rendait d'autant plus magnifique qu'elle semblait fragile et vulnérable.
Une douce musique l'accompagnait, d'ailleurs cet hymne me sembla fort incongru dans ce temps arrêté qui semblait avoir figé le monde entier sauf nous deux, nous deux ? Non nous trois, je le remarquais maintenant, c'était lui qui jouait cette musique, je ne l'avais d'accord pas remarqué, trop occupé à contempler cette fille sublime, et pourtant mon regard ne pour plus le lâcher lui, il était de profil, adossé au montant de l'entré du bar et jouait de la cornemuse, il portait un kilt et un gilet de cuir sous lequel son torse était nu.
Maintenant que je le regardais je remarquais que lui aussi était d'une beauté inhumaine, comme si trop parfait pour être enfermé dans ce carcan de chair le reste de sa beauté s'écoulait dans la musique qu'il jouait, n'en finissant plus de la faire fluctuer rappelant les doux paysages d'une patrie que j'aime et dont j'ai oublié le nom.
Je sursautais alors en me rendant compte que la jeune fille était à côté de moi.
- Il joue bien n'est-ce pas ?
- En effet.
Je la dévisageais de plus près, elle était très pale, presque translucide, et avais de long cheveux roux, des yeux bleus comme le plus purs des lacs.
Un corbeau pénétra alors par la porte, salué par un trille de « l'homme » à la cornemuse, et vint se percher sur l'épaule de la fille.
- Pour les personnes comme toi, un corbeau meure lorsqu'elles ne s'éteignent, de ce fait la mort se déplace elle-même.
Cessant de jouer, l'être en tartan se tourna vers nous ;
- Et ou se déplace la mort, un émissaire des dieux auquel croit le mort apparaît également, dans son cas, ce jeune homme ne croit en rien, aussi et même si il a rejeté ma religion, je parlerai par la bouche d'une personne qu'il respecte.
- Oui oui je sais cela.
Puis se détournant de lui, elle me regarda
- Le problème jeune homme, est que tu as été consumé par ta façon de voir le monde et un corbeau qui se voulait ton ami est venu à ta rencontre, espérant te faire changer, malheureusement il est mort, mangé par un chat, d'une certaine façon il est mort en voulant venir te sauver de ta solitude.
Et le corbeau dans un coassement prit alors la parole ;
- Jeune homme maintenant qu'un de mes fils est mort pour toi, tu te dois d'accepter la marque du corbeau, c'est un signe de tristesse qui je crois, te va bien.
Et la femme de reprendre ;
- Maintenant que tu as reçu la marque du corbeau, je peux t'emmener loin d'ici...
- NON !
C'était l'homme qui avait prit la parole ;
- Il est marqué par le corbeau, un de ces fils a donné sa vie en voulant le sauver en donnant sa vie, assez de mort aussi, j'agirai de façon détournée, comme le dieu chrétien que je suis l'à toujours fait.

Ce fut un brusque réveil vers une réalité
- Eh sa va ?
Mes yeux papillonnèrent un moment avant de reprendre tout à fait contact avec la réalité, je levais alors les yeux et vis son visage souriant, comme d'hab il était en costard, je baissais alors la tête et je vis qu'il avait ces ks comme, d'hab,
- Le corbeau dehors, on croyait qu'il était mort, en fait il s'est « relevé » d'un coup et il est partit. Et moi je rentre et je te vois piquer du nez.
- Merci, tu sais, même si là tu ne comprends pas, des fois on croit en avoir fait peu, et pourtant c''est beaucoup.
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# Posté le mardi 19 mai 2009 14:52

les hommes se cachent pour pleurer, blacksad pour écrire (où la naissance d'une étoile)

Oui car qu'est-ce que qu'écrire sinon étaler sa pensée, ses aspirations sur un bout de papier. Essayer de leur donner une forme, une puissance, sinon un sens, sens qui de toute façon ne sera qu''interprétation de tout autre que soi-même, alors comment être sùr d'être compris, rien n'est moins sùr.

Pourquoi écrire ceci, ce prélude qui n'à que peu de rapport avec ce qui va suivre ? Tout simplement par besoin de remettre les choses en place, si ce n'est pas pour vous, ce sera du moins pour moi.


La nuit est froide, si tant qu'on puisse dire qu'il fait rééllement une nuit, car il n'y à aucune donnée de temps pour ces deux êtres, ces deux gamins, au bord de ce lac que je ne nommerai pas, car il n'a pas de nom, pas plus que les deux jeunes n'en ont d'ailleurs. Jeune, ils en avaient l'apparence, mais jeune rééllement, mentalement j'entend, je n'en suis pas sùr. Il y avait quelque chose dans leur regard, qui semblaient les trahir, non, pas les trahir, ce quelque chose semblait plutôt vouloir redonner à la réalité ce goût d'absolu que nous avons oublié.

L'eau du lac, si t'en qu'on puisse la nommer eau est d'une immobilité millénaire, voir infini, peut-être lui viendra-t-il un sens quand viendra la fin. Une chose est sùre le regards des deux jeunes gens s'y sont perdu à un moment, puis semblant s'être retrouvé, s'en sont détournés.

Une chose que je n'ai pas encore dite, les vieux adolescents sont trempés, imprégné jusqu'à l'âme, ils viennent en effet de s'extraire de ce lac. Ce lac qui est en fait une infinie pluralité de goutelettes d'âme qui, ayant oublié leur individualité, se sont retrouvées mêlées les une aux autres, dans une sorte d'uniformité pathétique, condamnées à devoir subir chaqu'un des mouvements de la masse que chaqu'une d'entre elle compose. Ne pouvant que de par leur immobilité reflété les étoiles qu'elles désespérent de ne pouvoir atteindre.

Ces étoiles, justement parlons en, car c'est la seule source d'appriori lumière qui viennent éclairer le lac, les deux jeunes, les alentours, l'absolu, encore que l'absolu ne puissent être éclairé, il s'éclairerait lui-même, l'absolu serait-il une étoile ? Si oui, alors je peux vous dire qu'elles sont peu dans le ciel, mais légitimé par toute leur vérité. Si non, je puis juste vous assurez que je suis déçu.

Revenons en à nos deux vieux jeunes maintenant, une chose au moins est sùre, il y à un mâle et une femelle, Vêtue de la noirceur dont ils se sont extraite et qui doucement s'écoule au sol comme à regret en même temps que leures larmes amères glissent vers le lac, bientôt ils sont nus et pourtant on les diraient habillé par la grâce des astres.

J'ai parlé des étoiles mais pas du ciel en lui-même, pas de ce fond noir qui les supporte, noir n'est qu'illusion de sa part car c'est uniquement pour mieux faire ressortir la lumière qu'il s'est fait ténébre.

Ainsi donc les étoiles habillent les deux êtres de leur lumière, leur donne des ailes, mais avant tout leur donne des sentiments, car les deux nouveaux anciens se sont maintenant pris par la main, on sent dans ce geste et leur regard qu'ils se suffiront à eux-même, une douce lueur les envellope, leurs ailes battent à l'unisson, doucement ils s'élévent et rejoignent ceux qui les ont guidé. F.N, D.T, A.S, A.D, P-J.P, B
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# Posté le mardi 03 février 2009 16:51

La rançon de chaque être aimant et désirant être aimé

Qu'est-ce que cette rançon sinon une souffrance aigue et une immense désillusion devant le fait de ne pas se retouver dans le regard de cet autre, de ne pas se retrouver ? Ou simplement que cet autre, refuse inconsciemment ou d'une cruauté innocente, oui car il est bien innocent de ne pas rendre son amour a quelqu'un, comme on me l'a déjà répéter si souvent on ne peux pas forcer une personne à en aimer une autre et pourtant c'est bel et bien cruel sans vouloir l'être. Cette innocence vis-à-vis de l'amour d'une personne à quelque chose d'irrémidiable, ce n'est ni un refus, une sentence, serait-ce un oubli ? Oublier que l'on est aimé à quelque chose de séduisant, et de facile.

Je parle du fait de ne pas recevoir en retour, mais il y a aussi le fait de donner, cette recherche de l'accomplissement personnel de par le regard de l'autre, ce besoin pharaonique d'attention, ou alors juste l'envie d'être entier ? Quand je parle de se retrouver dans le regard de l'autre, je parle de ce besoin d'être regarder par cette personne à qui l'on tient tant, de ce besoin de se sentir grand, beau et fier et peut-être enfin auussi dans une moindre mesure, mais quand même tout simplement aimé. Nous aimons tout simplement, mais tellement intensément.

De cette intensité né parfois notre perte, mais aussi dans certains cas elle engendre un bonheur illusoir qui ne survivra pas au temps, jurez-vous de l'aimer et de la chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare, tout est dans le titre, on vous prévient juste au cas où vous y auriez pas pensé, car le jour ou on vous uni avec votre chéri, l'intensité du moment vous fait oubliez que vous alllez vieillir, devenir etc ... Le vieille couene pessimiste que je suis va arrêter là .

Une dernier quesion qui se pose est pourquoi aimer ? La réponse, humanité pourrie, j'en sais rien du tout, je sais même pas pourquoi j'ai ressenti le besoin d'écrire sa, sauf peut-être à cause d'une certaine intensité qui est très mal passée . J'ai envie de vous dire d'aller tous vous faire voir maiis en même temps vos avis m'intéressent INTENSEMENT

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 18:29

Un regard aux couleurs de haine.

Un regard aux couleurs de haine.
Un sentiment troublant

Une envie de sang

Pour une fois la mort n'aurait-elle pas tort

Fureur

Douleur

A
mertume

Tristesse

Contraire de l'amour, la haine.

Grandiose

Profonde

L
evé le poing fermé, tendez vers cette bande de chien tout votre core

Paralysez les de votre regard

C'est fini

# Posté le mardi 11 novembre 2008 15:51

Où est donc le pessimisme noir de Blacksad ?

Me suis rendu compte dernièrement, que, bordel, le capitalisme ça pue. Mais bordel, quelle BANDE DE CON ! Avec leur bourse ils emmerdent quoi ? Ils se font de l'argent, ouh lala sa rigole plus.

Ayant un peu réfléchis au capitalisme ( je vous fait pas part de mes débuts ça a été assez houleux) j'ai réfléchis aux travailleurs, bah oui enfin c'est toujours le petit con de salarié en bas de la chaîne qui ramasse, tandis que pour le patron, " félicitation vous avez minimisé les dégats" . Ah voilà.

Hum euh ouais, surtout que le salarié, on le vire, ça fait économiser de l'argent. Mais avec l'inégalité des salaires, si on rabottait un tant soit peu le salaire des patrons, juste un ou deux millions, c'est pas beaucoup, moi je dis, sa pourrait sauver le cul d'un petit nombre de personne, certes mais qui sait, ces personnes font peu-être vivre une famille. Ah bon, bah on a le chômage, sa devrait jouer, enfin peut-être. On fera des graphiques et on regarde dans 10 ans. Vais te les faire bouffer moi tes graphiques.

Tient j'ai une idée, si on se tatouait des codes barres sur la nuque, chaqu'un son numéro, ( moi c'est le 6, mon chiffre porte-bonheur) comme sa les patrons joueront aux pistolets laser, tut tut virer, tut tut engager avec 100 balles de salaire de moins contrat durée inderterminée........

Monde de merde...

Crachez tout ce que vous pensez, on est là pour sa, on a le temps.

# Posté le mardi 11 novembre 2008 15:44